L'église Saint Julien
La silhouette élancée du clocher porche de l'église Saint Julien s'impose dès que l'on s'approche du bourg.
L’ensemble architectural de type roman a un plan irrégulier, avec un chevet plat orienté vers le Levant. Disposant d'éléments architecturaux s'apparentant aux XIe – XIIe siècle, la nef remaniée (XVe, XVIIIe, XIXe, XXe siècle) et les chapelles ne forment pas un transept régulier. Tandis que le clocher porche à toiture à six pans irrégulier est décalé vers le sud de l’axe médian. Toutefois, l’édifice en grès local appelé « brasier » est homogène.

Le porche abritait trois statues qui ont fait l'objet d'un nettoyage et d'une étude lors de la restauration du porche, cliquez sur "le site du Cg19 qui en parle".
Ces trois statues ont été "inscrites au titre des monuments historiques" le 10 mars 2011.
Le retable de l'église est décrit dans un document spécifique, cliquez ici pour l'ouvrir.
Les Vitraux
L’art du vitrail, apparaît pour le moins au Xe siècle. Techniquement, le rapport avec l’orfèvrerie cloisonnée est incontestable, mais le plomb remplace le filigrane d’or. Il n’est pas monture, il est dessin, il est valeur.
Dès le XIIe siècle, les fenêtres peuvent être fermées de châssis formés: de fragments de verres teints ou colorés dans la masse, de « verre blanc avec des couleurs vitrifiables appliquées au pinceau et cuites à la moufle »..., enchâssés dans des armatures de plomb. L'ensemble de la verrière est consolidé par une armature (pierre, bois, fer). La juxtaposition forme un ensemble décoratif ou représente un sujet. Les couleurs composant ces vitraux participent aux rayonnement de la clarté pénétrante. Ainsi les personnages traversés par la lumière semblent ne pas appartenir à notre monde et montrent la richesse de cette imagerie céleste.
Un procès verbal du 10 février 1832 nous indique qu’un coup de vent a enlevé le châssis et (que) le vitrage est endommagé ainsi que les autres fenêtres de l’église... (80 F). Rien n’indique à ce jour comment la réparation a été faite.
Les vitraux modernes d'aujourd'hui ont remplacé les anciens où était représentée, entre autres, sainte Agathe.
Source :
Histoire de l'art monumental dans l'antiquité et au moyen âge, Louis Batissier, Paris, 1860, p.669 et suivantes.
Bulletin universel des sciences et de l'industrie, « Mémoire sur la peinture sur verre », Alexandre Brongniart, 1830, t.XIV, p.113.
A. D. Corrèze, 2o 1937.
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Les Sarcophages
A Varetz, un sarcophage a été découvert en 1898, lors de la réfection du mur nord de la sacristie.
Un autre sarcophage découvert en 1996, est de forme trapézoïdale « obtenue par simple séparation biaise d’un bloc de grès » jaunâtre à grains fins, de dureté moyenne. Il « est assez sommairement taillé, les traces d’outil sont très visibles. Les parois comme le fond montrent l’usage exclusif d’une pointerolle, avec cependant un travail plus fin des parois. Celles-ci ne sont pas parfaitement verticales, et le fond est légèrement lenticulaire ». L’une des faces est perpendiculaire au chevet, la seconde oblique. Le sarcophage a une longueur extérieure de 1,87 m, pour une largeur à la tête de 0,60 m et au pied de 0,40 m. Les parois ont une épaisseur, à la base de 0,10 à 0,12 m et au sommet de 0,08 m. Il peut être attribué « certainement au VIIe ou au VIIIe siècle ».
Source :
« L’Eglise de Varetz », Bilan Scientifique 1996. D.R.A.C. Limousin. Dominique Dussot.

